Manawan Atikamekw Iriniw :: La nation Atikamekw de Manawan

Activités traditionnelles

Autrefois, avant la venue des missionnaires, pour les Atikamekw et les autres nations autochtones, la période de nouvel an débutait avec la saison de Miroskamin (Printemps), en cette partie de l’année tout se remet en vie. Miroskamin pour «Miro» veut dire bon, «skamin» a trait au territoire (aski) et son état.

L?arrivée de l?inspecteur Ouellet, Raymond Bédard, Madeleine Morin et Ghislaine Dufresne.D’après une analyse sommaire, il y avait plus d’activités au printemps (Miroskamin), avec au moins 45 activités répertoriées. En cette période, c’était le retour au grand site de rassemblement familial et communautaire, où les familles de clan et les autres se rencontraient sur un site donné (dans ce cas-ci, ce pouvait être à Wemotaci ou à Metapeckeka (avant Manawan), toutes les familles ne pouvaient se déplacer vers l’extérieur que selon un besoin spécifique, en vue d’alliance, d’échanges ou pour passer la saison estivale ensemble. À cet endroit se pratiquaient quand même d’autres activités, surtout d’ordre cérémoniel. C’était plutôt une saison de cueillette de fruits et d’autres ressources, c’était déjà l’été ou E Nipik. (Par la suite, à partir des années 1850 environ, c’était aussi la visite annuelle du missionnaire, qui procédait aux baptêmes, aux premières communions, aux mariages et autres services religieux.) Aussi, dans le cas de Manawan, le grand site de rassemblement est devenu un village; Metapeckeka (avant 1906) et, par la suite, Manawan en 1906, année de «fondation» du village.

Un panier d?écorce pour recueillir de l?eau d?érable et un fût enfoncé dans l?érable (pour diriger l?eau d?érable vers le panier) sont encadrés par des raquettes.Joséphine Moar, épouse du chef d?alors Simon Ottawa, en train de préparer une pâte de bleuet (Osekwan).

C’est aussi au cours des autres festivités que vinrent des étrangers et on connaît la suite. Déjà, pour des familles, Atikamekw ou autres, qui venaient de loin, c’était le temps de rentrer vers leur territoire respectif. D’autres activités, qui consisteraient davantage à préparer de la nourriture pour les saisons suivantes, s’effectuaient en automne ou «E takwakik». Cette saison est la troisième plus importante en fait de nombre d’activités.

En 1973-74, Harry Flamand montre aux membres de sa famille la manière de dépecer le castor.À la saison suivante, en pré-hiver ou «E pitci pipok», dû au fait que la température était plus ou moins fixe, la chasse et pêche s’y pratiquant moins adéquatement, les gens s’adaptaient et s’affairaient plus à des activités de préparation d’outils. La deuxième plus importante saison était l’hiver ou E pipok. Les familles s’installèrent dans un endroit de façon plus permanente qu’en celui du pré-hiver, les périodes de chasse étaient des plus propices. À la sixième saison, E sikok, le pré-printemps était la quatrième plus importante saison de l’année en fait d’activités de subsistance. On peut noter qu’à cette période-là un changement de régime en alimentation s’imposait, dû au fait de la migration et de la situation de la faune en général, aussi certains animaux étaient en période de gestation.

Gilles Ottawa : Activités traditionnelles

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