Fin du nomadisme - Kokoms - Naissance des enfants

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Ma mère, je l’ai souvent vu enceinte, mais on ne nous enseignait pas le processus. Nous devions aller dans la tente à ma grand-mère et attendre lors de l’accouchement car elle disait : «votre petite sœur ou votre petit frère va arriver bientôt ! Il va arriver par la petite rivière.» Nous nous contentions de cette explication et quand il ou elle était arrivé, on nous appelait pour que nous puissions aller le voir.

Quant à moi, à mon premier bébé, je n’ai pas eu mes enfants à l’hôpital, c’est dans une tente. Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Je ne disais à personne à propos des douleurs que j’avais. J’avais perdu mes eaux et je me demandais pourquoi ça arrivait, je n’avais aucune idée du fait que j’allais accoucher. Suzanne, une sage-femme, est venue me voir en me demandant si j’avais des douleurs, je lui ai dit non… Mais à un moment donné, je n’tais plus capable de me lever et c’est là qu’elle a vu que j’allais avoir mon enfant…

J’ai eu mes deux premiers enfants dans la tente et un ici à Manawan. Et un jour, il y avait désormais des infirmiers ici, ils m’ont dit que je devais aller à l’hôpital à La Tuque et/ou Joliette pour accoucher. Pour aller à La Tuque, nous partions en canot de Manawan vers la baie à Ti-Benne, ensuite en auto jusqu’à Casey et de là en train jusqu’à La Tuque.

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